Blender

» news| août 24, 2010 Pao | Internet | Illustration | Animation | Images Libre de droit | Royalty Free Images

Blender, aussi appelé blender3D, est un logiciel libre et gratuit d’animation, de modélisation et de rendu3D. Il dispose de fonctions avancées de modélisation, de sculpture 3D, dépliage UV, de texturage, degréage (rigging), d’armaturage, d’animation 3D, et de rendu. Il gère aussi l’édition non linéaire, compositions, création nodale de matériaux, création d’application 3D interactives, ainsi que diverses simulations physiques telles que les particules, corps rigides, corps souples, fluides. Disponible dans de nombreuses langues, Blender est également disponible sur plusieurs plates-formes telles queMicrosoft Windows, Mac OS X, GNU/Linux, IRIX, Solaris, FreeBSD, SkyOS, MorphOS et Pocket PC. De plus, c’est un programme extensible (ajout de scripts) à l’aide du langage Python.

Origine et développement

Produit à l’origine par la société néerlandaise Not A Number Technologies (NaN) et par le studio d’animation NeoGeo, Blender a d’abord été un ray tracer nommé Traces sur Amiga en 1989, la société de production se servait alors de Sculpt3d comme modeleur. Le nom de Blender n’arriva que plus tard, inspiré de l’album Baby du groupe Yello, lorsque cela devint une suite d’animation complète 1.

Blender: Rendu de rêve

La société NaN fut fondée en 1998 pour développer et distribuer le logiciel en tant que partagiciel, dont certaines fonctionnalités n’étaient accessibles que par l’intermédiaire d’une licence payante. Plus tard, son auteur Ton Roosendaal trouva des investisseurs pour l’aider à développer son produit et en faire ungraticiel. Au début de l’année 2002, étant donné le peu de gains qu’ils en retiraient, les investisseurs décidèrent de retirer leur soutien à Ton Roosendaal, ce qui eut pour effet immédiat la faillite de la société NaN et la fermeture du site Internet de Blender. Néanmoins, la communauté d’utilisateurs de Blender (plusieurs dizaines de milliers[réf. nécessaire]) se reforma rapidement au sein du forum de discussion du site Elysiun (devenu aujourd’hui BlenderArtists).

Le 18 juillet 2002, Ton Roosendaal parvint à négocier le rachat des droits d’auteur de Blender contre 100 000 euros, en vue de la création d’une fondation Blender et de la diffusion du logiciel sous lalicence libre GPL. En moins d’une semaine, la communauté des utilisateurs avait déjà rassemblé près de la moitié de la somme. Et le 7 septembre, tomba l’annonce de l’ouverture du code de Blender, supervisé par la Fondation Blender.

La fondation entreprend alors un grand travail de révision du code, afin de le rendre plus facile à faire évoluer. Très vite, il est décidé de séparer Blender en différentes bibliothèques afin de pouvoir faire profiter de ses atouts techniques à d’autres logiciels.

Enfin, le 11 février 2003, sort la première version libre (2.26), qui sera suivie le 14 mai d’une version incluant de nombreuses nouvelles fonctionnalités, dont un début d’internationalisation, permettant ainsi aux non anglophones de découvrir ce logiciel.

Suzanne

Suzanne

Suzanne est la mascotte de Blender et le plus courant des «modèles d’essai» (comme la théière de 3ds max). C’est un modèle composé de peu de polygones, avec seulement 507 sommets, 1005 arrêtes et 500 faces. Suzanne est souvent utilisée pour tester le materiau, la texture ou encore les réglages de l’éclairage. Le plus grand concours de Blender donne à un prix appelé le Prix Suzanne récompensé par une statue de Suzanne. [3]

Fonctionnalités

? Gestion d’un certain nombre de techniques de modélisation, telles que polygonale, subdivision de surface, courbes de Bézier, surfaces NURBS, metaballs et sculpture numérique.

? Intégration complète du moteur de rendu externe YafRay, ainsi que la possibilité d’exportation pour de nombreux moteurs tels que Indigo, Povray, Kerkythea ainsi que Vray et Mental Ray2.

? Gestion avancée d’animations incluant un système d’armaturage, animation linéaire (par courbes IPO) et non linéaire (par actions), cinématique inverse, déformations par courbes et lattices, Keys Shape (Morphage), contraintes, vertex weighting, corps souples et corps rigides avec gestion des collisions, système de particules (utilisation du moteur physique Bullet).

? Composition vidéo (séquenceur et timeline supportant les plugins) à laquelle s’ajoute la bande son qui peut être synchronisé en interne.

? Compositeur nodal d’image, pleinement intégré au flux du rendu.

? Création avancée de matériaux intégrant un système nodal.

? Système de développement UV très avancé.

? Traitement des éclairages avancés par occlusion ambiante et radiosité (cette dernière n’étant pas liée au ray-tracing, fonctionne aussi en scanline).

? Langage de script embarqué basé sur le python permettant d’accéder à la plupart des fonctions.

? Moteur 3D temps réel permettant le développement de jeux vidéo ou applications à l’aide de briques logiques, pouvant être enrichies par des scripts python, dont l’exportation est possible en VRML 1.0 et 2.0. Support des shaders GLSL pour le normal mapping,…

? Simulation de fluides réaliste, bien que largement en dessous de RealFlow

? A partir de la version 2.50, Blender intègre un simulateur de fumée

Configuration minimale

Blender ne demande pas une configuration minimale très puissante contrairement à ce que demandent les autres applications 3d. Même si pour des effets avancés et des modèles avec beaucoup de polygones un ordinateur puissant est recommandé. La configuration minimale est:

? Un processeur cadencé à 300 MHz;

? 128 Mo de RAM;

? 20 Mo de disque dur;

? Un écran 1024*768, 16 bit;

? Une souris à deux boutons;

? Une carte graphique compatible OpenGL avec 16 Mo de RAM.

Pour des utilisateurs avancés ce matériel est recommandé:

? Un processeur à 2 GHz.

? 2 Go de RAM.

? Un écran 1920*1080, 24 bit.

? Une souris à trois boutons

? Une carte graphique compatible OpenGL avec 128 ou 256 Mo de ram.3,

Pour l’utilisation du mode GLSL de Gameblender une carte graphique supportant OpenGL GLSL est nécessaire.

Code

Une idée reçue est de croire que Blender est programmé en Python. Cette erreur vient du fait qu’une console s’ouvre à l’exécution du logiciel, annonçant « Compiled with python version 2.6.2″. Ceci signifie que Blender a été compilé avec un interpréteur Python version 2.6.2. Les dernières informations à ce sujet (janvier-juin 2004) font état de plus de trois cent mille lignes de code dont 228 189 (69,49 %) lignes en C ISO, 96 217 (29,30 %) lignes en C++ et 3303 (1,01 %) lignes en python (autres : 673 (0,20 %)) 4.

Blender aujourd’hui

Rendu 3D avec lancer de rayons et occlusion ambiante utilisant Blender et Yafray

Blender dispose de nombreuses fonctionnalités et d’une gestion souple des fenêtres. Il pèse entre 10 et 20 Mo selon les versions.

Son interface très particulière, basée sur OpenGL, lui a longtemps valu une réputation d’apprentissage long et difficile. En effet, cette interface se base beaucoup sur les raccourcis-clavier : cela rend son utilisation peu intuitive pour les novices. Cependant, depuis son passage à l’Open Source, de nombreuses améliorations y ont été apportées, notamment en ce qui concerne l’ergonomie générale du logiciel, procurée par la réorganisation des menus et l’ajout de menus contextuels. L’interface a été entièrement revisitée pour Blender 2.50.

Son passage à l’Open Source lui a donné un élan très important. Il se transforme continuellement grâce à l’enthousiasme de l’équipe de développeurs, et il n’est pas rare de voir apparaître des fonctionnalités importantes en quelques jours seulement. Les amateurs de Blender peuvent ainsi suivre son évolution à partir des compilations presque quotidiennes.

Principaux Plug-in

La relation de longue date avec le Python a permis de constituer une importante base de greffons(plugins) qui ont fait de Blender un véritable logiciel de conversion de formats. Ces outils ont été écrits par des auteurs aussi enthousiastes que bénévoles. Un bon nombre d’entre eux, couverts par la licence GPL ou la Blender Artistic Licence, sont regroupés et distribués dans un paquet qui accompagne le logiciel. Ces scripts sont variés (création d’arbres, de coquillages, etc.)5.

Formats d’export supportés

3ds Max file (.3ds);

AC3D (.ac);

Autodesk Drawing eXchange Format (.dxf);

Autodesk FBX (.fbx)*;

Autodesk Softimage (.xsi)*;

Cal3D (.cfg, .xaf, .xmf, .xrf, .xsf);

COLLADA 1.3.1 e 1.4 (.dae);

DEC Object File Format (.off);

DirectX (.x);

LightWave (.lwo);

LightWave Motion (.mot)*;

M3G (.m3g, .java)*;

MD2 (.md2);

MDD (.mdd);

MilkShape 3D (.ms3d, .txt)**;

Motion Capture (.bvh)**;

OpenFlight (.flt);

OpenInventor (.iv)*;

Paths (de 2D à 3D, avec des courbes) (.svg, .ps, .eps, .ai, .gimp)**;

Pro Engineer (.slp)**;

Quake 3 (.map);

Radiosity (.radio);

RAW Image File (.raw);

Stanford PLY (.ply);

STL (.stl);

TrueSpace (.cob);

VideoScape (.stl);

VRML 1.0 e VRML97 (ou VRML 2.0) (.wrl);

Wavefront (.obj);

X3D Extensible 3D (.x3d);

xfig export (.fig)*.

Blender Artistic License

Blender est aussi une sorte de phénomène social qui a donné naissance à un nombre considérable de productions : didacticiels, plugins, images statiques, films d’animation. De fait, une licence spéciale a été créée, la Blender Artistic License6.

Elle vise les didacticiels, les fichiers .blend d’exemple ainsi que les images et animations. Elle est plus limitative que la Blender Documentation License, mais est pensée pour protéger les droits des auteurs sur leurs didacticiels.

Les auteurs peuvent choisir la Blender Documentation License, moins limitative, mais aucune autre que de ces deux licences ne sera acceptée pour les didacticiels sur le site de la Fondation Blender.

Blender dans l’industrie cinématographique

Le premier véritable projet professionnel dans lequel Blender a été utilisé était Spider Man 2, où il a été essentiellement utilisé pour la création des animations et des aperçus lors de l’élaboration de la maquette du film.

« En tant qu’artiste de l’animation travaillant dans la section scénarimage de Spider-Man 2, j’ai utilisé le modeleur 3D Blender et les outils d’animation de personnages pour améliorer la maquette, recréer le monde et les supports, et mettre en mouvement les actions et les déplacements de caméra dans l’espace 3D, afin de rendre limpide la vision de Sam aux autres départements7, Anthony Zierhut8, Artiste de l’animation, Los Angeles. »

Vendredi ou un autre jour9 est le premier long métrage utilisant Blender pour tous les effets spéciaux, réalisé sur des stations GNU/Linux10. Il a gagné un prix au festival international du film de Locarno. Le film Le Masque de la Mort Rouge11 a également profité de toutes les capacités de Blender. Dernièrement les films « Home », »Oscar et la dame en rose », « Brendan et le secret de Kells » et « Mr Nobody » ont également profités de Blender. Les effets spéciaux de ces films ont été réalisés par l’entreprise belge Digital Graphics12.

Le projet Orange (Elephants Dream)

Article détaillé : Elephants Dream.

En septembre 2005, des artistes et développeurs de Blender commencèrent à travailler sur un court métrage – Elephants Dream – en utilisant quasi exclusivement13 des logiciels libres. Cette initiative, connue sous le nom de Orange Movie Project, avait pour but d’évaluer les capacités de Blender dans le milieu du cinéma professionnel.

Le résultat de ce travail, Elephant Dreams, a été diffusé le 24 mars 2006 en avant-première, puis distribué aux contributeurs financiers sous forme de DVD comprenant non seulement le film en haute-définition, mais également l’intégralité des sources : scènes, textures, etc.

Plumíferos

Plumíferos est un projet de film commercial argentin entièrement créé sous Blender, de la sociétéManos Digitales Animation Studio. Il est actuellement disponible sur le site officiel et des bandes-annonces ont été présentées aux Blender Conferences de 2005 et 2006.

Le projet Peach (Big Buck Bunny)

Article détaillé : Big Buck Bunny.

Big Buck Bunny est un court métrage, initié également par la Fondation Blender qui, pour gérer ce projet et les suivants, a fondé l’Institut Blender. Il est en production depuis le 1er octobre 2007, et s’inscrit dans la même logique que Elephants Dream. Connu durant sa conception sous le nom deProjet Pêche, le nom officiel a été rendu public le 4 février 2008.

Ce nouveau volet part sur un concept complètement différent du premier, en abandonnant le côté mystique pour aller vers du « drôle et doux » (« funny and furry » selon l’expression anglaise). Il est disponible en téléchargement14 depuis le 30 mai 2008.

Le projet Durian (Sintel)

Article détaillé : Projet Durian.

Un nouveau projet de court métrage (projet Durian) a été annoncé par la Fondation Blender en mai 2009. Le thème, se rapprochant de la fantasy épique, sera un prétexte pour développer la création d’effets spéciaux avec Blender. La date de publication est prévue pour le printemps 2010. Il est possible de suivre le développement de l’ensemble du projet en temps réel sur le blog Durian.

Blender dans l’industrie vidéoludique

Grâce à un moteur de jeu intégré nommé « Blender Game Engine » (BGE), Blender peut être utilisé comme un moteur de jeu et un moteur 3D gérant le rendu, la logique du jeu, la simulation des interactions physiques et l’audio. La logique de l’application est contrôlé par des scripts Python et un système de briques graphique permettant de connecter ensemble des briques Capteurs, des briques Raisonnement et des briques Effecteurs. La simulation physique repose sur le moteur physique Bullet. Ce moteur apparaît dans la version 2.42.

Le projet Apricot (Yo Frankie!)

Article détaillé : Yo Frankie!.

Second projet de l’Institut Blender, Yo Frankie! est un jeu vidéo libre en 3D, sous licence Creative Commons. Le projet à débuté le 1er février 2008 et est sorti en DVD le 14 novembre 2008 et en téléchargement le 9 décembre 2008.

Les personnages principaux du jeu sont basés sur ceux du projet de film d’animation Big Buck Bunny. Il s’agit d’un jeu multiplate-forme tournant sous les systèmes GNU/Linux, Mac OS X et Microsoft Windows utilisant Blender pour la modélisation et l’animation, ainsi que le kit de développement Crystal Space et le langage de programmation Python.

L’objectif du projet a été notamment de parvenir à réaliser un jeu libre d’un niveau équivalent aux meilleures productions commerciales non libres.

Le projet Apricot a stimulé le développement et l’optimisation du game engine de blender.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Blender de Wikipédia en français(auteurs)